Cité de l'Espérance : Autonomie et Insertion

APPRENDRE L'AUTONOMIE

Après 6 à 24 mois dans les MAF et les ateliers, et dès que nous les y sentons prêts, nous proposons aux jeunes accueillis à la CITE DE L’ESPERANCE de vivre en semi-autonomie afin de commencer à se détacher et d’apprendre à s’organiser, lever-coucher, courses, cuisine, vaisselle, ménage, lessive et repassage, gestion des comptes, préparation du permis de conduire, gestion des loisirs, vie sociale, etc.

Souvent cette étape débute avec un contrat d’apprentissage. Les jeunes aspirent alors à une plus grande autonomie tout en demandant, pour pouvoir affronter les contraintes du travail et de l’autonomie sans être insécurisés, mais aussi pour prévenir ou parer les rechutes, dérives ou découragements, à pouvoir continuer à s’appuyer sur les liens créés avec les adultes au sein de la Cité.

A 18 ans : le dispositif AMIA pour les accompagner dans l’insertion et l’autonomie

Pour les jeunes de la protection de l’enfance, l’âge de 18 ans constitue souvent une étape angoissante : lorsqu’ils quittent l’établissement, ils passent d’une prise en charge totale (hébergement et suivi éducatif) à l’absence de tout suivi. Ceci est très déstabilisant pour eux.

Lorsqu’ils bénéficient d’un contrat jeune majeur, plutôt que de les abandonner seuls en FJT, la Cité leur propose de poursuivre un chemin d’exigence en pleine autonomie tout en gardant la sécurité de l’accompagnement éducatif d’adultes de confiance.

A partir de 18 ans, le dispositif AMIA est un sas qui limite considérablement le risque de voir les jeunes plonger ou replonger à leur sortie. Son prix de journée est 4 fois plus faible que celui d'un hébergement classique à la Cité, il est même inférieur à celui d’une journée en foyer de jeune travailleur.

Le jeune est alors logé dans un logement pris à son nom, si possible dans un appartement conventionné avec un office HLM, grâce à la mobilisation de ses ressources (contrat d’apprentissage, bourse, garantie jeune, etc.) et en lui permettant d’accéder à l’ensemble de ses droits (aide au logement, prime d’activité, coup de pouce pour le permis de conduire, etc.).

C’est leur envol et leur bonne insertion sociale qui marque la réussite du dispositif de protection de l’enfance du Val d’Oise auquel nous contribuons.

AMIA pour passer sans rupture de la semi autonomie à l’autonomie réelle

Dans cette phase ultime, les jeunes sont conduits à s’assumer réellement, ils passent naturellement de la semi autonomie à l’autonomie réelle, en s’assumant financièrement, totalement ou presque, en prenant un logement en leur nom et en accédant à leurs droits.

La Cité de l’Espérance maintient avec eux des liens qui se transforment : la tonalité majeure s’accentue sur le conseil, se substituant petit à petit à l’accompagnement.

L’initiative passe désormais du côté du jeune. Celui-ci peut solliciter la Cité lorsqu’il doit poser des choix qui l’engagent, lorsqu’il risque de se décourager ou lorsqu’il ne sait pas comment répondre à une situation : souscrire un abonnement EdF, contracter un bail, faire appel à un organisme spécialisé pour se porter caution, chercher un travail, contracter une couverture sociale, remplir une déclaration de revenus, visiter un logement, ou… vivre une rupture relationnelle, ou tout simplement pour se voir, donner des nouvelles et entretenir des liens amicaux.

Autonomie et insersion aujourd'hui

8 jeunes de 17-18 ans en semi-autonomie sont hébergés et accompagnés dans deux 2 maisons à Eragny et 2 chambres en ‘‘Foyer de Jeunes Travailleurs’’ à Cergy. Ils se sont retrouvés avec leurs éducateurs  ce 19 décembre 2018 pour faire le point.

​​​​​​​​​​​​Dans la maison de Simone à Eragny, 3 jeunes dont Yacouba qui a préparé  le repas  et Souleymane qui ont invité Marion à prendre un verre  :